Maurice Nguesso s’est engagé à soutenir les musiciens de la diaspora des deux Congo
Femoca (Festival de musiques originaires du continent africain)
SDC, Starducongo.com | Mercredi 10 Mars 2010
Ce festival, qui a pour parrain et président d’honneur Maurice Nguesso, est né du constat que les artistes africains vivent dans la ghettoïsation, car exclus de la plupart des grandes scènes nationales et internationales et des grands festivals. Pour y remédier, le Femoca s’est donné comme objectif de faire connaître les musiques de plus en plus métissées et de faire la promotion de la rumba.
De grands artistes des deux Congo ont pris part à cette rencontre. On peut citer, notamment, Papa Noël, grand soliste des Bantous de la capitale, Niboma, Loko Massengo, Nzongo Soul, Dino Vangu, Jean-Marie Banguissa, Théo Blaise Nkounkou, Balou Conta et Faya Tess. Coté producteurs, on a noté la présence d’Anita Ngapy et Max Tounde. Parmi les invités, une présence ne pouvait laisser indifférent, celle de Tessa Lissouba, la fille de l’ancien président Pascal Lissouba.
C’est sous les ovations de l’assistance que le président de la chambre de commerce du Congo, Maurice Nguesso, a été accueilli. Dans son mot, Patrice Libali, vice-président de la chambre de commerce du Congo, et président d’un parti politique, le P.l.d.c (Parti libéral démocratique congolais), a expliqué les raisons de cette rencontre et la place de la rumba dans le monde, en général, et dans les deux Congo, en particulier.
Le président de Femoca, Monsieur Mbuet, a, tout d’abord, remercié le président Maurice Nguesso et les participants qui ont bien voulu accepter son invitation. Il a fait, ensuite, l’historique de la rumba, pour relever l’importance de cette musique dans les deux rives du Congo et dans le monde. Dans son intervention, Maurice Nguesso a, aussi, expliqué l’origine de la rumba, une musique qui «prend sa place dans le bassin du Congo». Il a poursuivi son discours en soutenant l’initiative de Femoca. «C’est un grand honneur d’être là avec vous. Je prends l’engagement de vous soutenir, à condition que le Femoca soit le leitmotiv pour faire connaître la culture musicale africaine et pour vous aider à prendre la mesure de la mission qui est la vôtre. C’est pourquoi, vous ne devez pas écouter et suivre la démagogie partisane qui vous a causé du tort. Je vous exhorte de garder le cap de la paix et de la fraternité et de promouvoir le culte du travail, en vue du progrès», a-t-il déclaré. Il a encouragé les artistes dans leur travail. «Vous, les hommes de culture et analystes de différentes situations, vos talents sont reconnus, continuez à faire des efforts, pour que notre rumba soit le numéro un de la musique africaine», leur a-t-il signifié. Justifiant son engagement à soutenir les artistes, Maurice Nguesso a indiqué: «ce sont les enfants de mon continent, je suis Africain et il faut faire la promotion des musiciens de la diaspora du bassin du Congo».
Concernant la préférence de la rumba, depuis les anciens, comme Grand Kale, jusqu’aux générations d’aujourd’hui, il répond, tout simplement: «On ne peut pas interrompre l’évolution de la musique. On ne peut pas obliger les jeunes ou les vieux à revenir sur la rumba ancienne. Il faut garder les deux, en conservant la base». Pour le remercier, les artistes lui ont offert des cadeaux divers et variés, dont le plus symbolique est une guitare offerte par le luthier francocongolais David Glenn Bemba Nanga. La rencontre s’est poursuivie sur une note de gaité. La chanson de grand Kale «Indépendance tcha-tcha» a permis au président d’honneur de Femoca à démontrer ses talents de danseur. Pour finir, les artistes ont été invités à apporter leur contribution à la célébration du cinquantenaire des indépendances dans les deux Congo.
Cyr KOUTEKISSA
(La Semaine africaine)
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